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Publié par Esprit Nature

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Melilotus officinalis : une plante mellifère sédative à tropisme circulatoire.

Le mélilot est utilisé dans les troubles circulatoires, est lymphagogue et agit sur les œdèmes. Il est aussi sédatif par action sur le système nerveux central et sur le système parasympathique.

Egalement connu sous le nom de petit trèfle jaune ou de casse-lunettes, le Mélilot officinal (Melilotus officinalis) est une plante herbacée à tige cannelée dressée, ne dépassant guère les 60 cm de hauteur. Commune dans les décombres et les lieux cultivés, sur terrains calcaires et graveleux, elle possède des feuilles alternes, composées de 3 folioles dentées. Les fleurs, de type papilionacé, de couleur jaune sont réunies en grappes allongées au sommet de la tige. La floraison a lieu de juin à septembre, période d'intense activité pour leurs pollinisateurs, les abeilles. 

 C'est d'ailleurs cette relation étroite avec ces hyménoptères, qui est à l'origine du nom de cette plante. Les anciens Grecs, lui avaient donné le nom de melilôton, formé des mots meli “ miel ” et lotos “ lotus ”. Ce qui signifie, plante mellifère semblable au lotier ou plante à odeur de miel. Le mélilot dégage, en effet, une odeur qui, de fine et discrète quand il est vert, devient pénétrante et persistante à la dessiccation. Cette odeur caractéristique exhalée par la plante avait, dans les Civilisations antiques, la réputation de dissiper l'ivresse. C'est pourquoi, lors des festins, les participants en tressaient une couronne, dont ils se ceignaient le front.

 Au Moyen-âge, le mélilot est une plante oubliée. Au début de ce siècle, le mélilot est considéré bénéfique dans le traitement des troubles circulatoires. Quelques années plus tard on comprend son mécanisme d'action.

 Dans les années 1920, une maladie du bétail connu sous le nom " de maladie du foin gâté", surgit en France et de nombreux bovins succombent à des hémorragies. C'est alors que l'on découvre que le responsable de cette maladie est le mélilot. Les progrès de la chimie aidant, on analyse la plante et bientôt, le coupable est identifié, il s'agit d'une molécule appelée coumarine.

 Sous l'influence de l'humidité, cette molécule fermente et se transforme en un autre composant : le dicoumarol. Suite à cette maladie, le mélilot avait livré un de ses secrets et la coumarine et le dicoumarol allaient commencer une belle carrière. La coumarine, pour ses propriétés médicinales humaines et le dicoumarol comme “ raticide ”.

 

Aujourd'hui, Melilotus officinalis est traditionnellement utilisé dans les troubles circulatoires (Plus de plantes sur les troubles circulatoire) où il augmente le débit veineux et diminue la perméabilité capillaire. Par son action lymphagogue, il augmente le débit lymphatique, tout en favorisant la résorption des œdèmes. C'est aussi un sédatif qui agit à la fois sur le système nerveux central et sur le système parasympathique.


Son usage ne doit pas être prolongé et il est contre indiqué chez les hémophiles

 

Formes d’emploi et posologie

 

Infusion :                                     20 %   1 demi-litre par jour

S.I.P.F.                                         1 mesure dans de l'eau 3 fois par jour      

Macération alcoolique :           50 à 150 gouttes par jour

 

En savoir plus sur les formes d'emploi :
Les formes galéniques en phytothérapie (1/2): Les tisanes
Les formes galéniques (2/2) : Les plantes transformées 


  Alain TESSIER

Ethnobotaniste
En savoir plus sur les plantes

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Thérèse 21/08/2009 18:46

Merci pour cette étude très intéressante du mélilot.
Bonne soirée

Esprit Nature 22/08/2009 09:44


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Yves