Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Esprit Nature

Elle est employée pour ses propriétés bactériostatique et protectrice cutanée.

 

antibactérienne toniques sur la sphère circulatoire, spasmolytique et calmant du système nerveux

Le Niaouli (Melaleuca quinquenervia) est un arbre de Calédonie, généralement de petite taille, ne dépassant pas 25 mètres. Il est abondant dans toutes les savanes sur roches plus ou moins acides.

La distillation des feuilles fraîches produit 1 à 2 % d'huile essentielle dont il existe plusieurs chémotypes :

                 1,8-cinéole (37 %)

                 1,8-cinéole (23 %) et viridiflorol (20 %)

                 Viridiflorol (48 %)

                 Nérolidol (87 %)

Suivant nos connaissances, il est évident que ces 4 types chimiques d'huile essentielle n'ont pas les mêmes activités thérapeutiques.
-- Les 2 premiers chémotypes ont une action antibactérienne plus développé que les derniers. Par contre, ceux-ci ont d'autres effets qui pourraient être développé.
-- Le chémotype viridiflorol aurait, selon les données bibliographique des propriétés toniques sur la sphère circulatoire
-- alors que le chémotype à nérolidol aurait un effet spasmolytique et calmant du système nerveux.

 
l'huile goménolée ®, huile nasale à visée antiseptique : infections des muqueuses nasales, du rhinopharynx et des sinus

La durée de distillation est au minimum de trois heures, le rendement est compris entre 0,2 et 1,5% selon les saisons. Le meilleur est obtenu en saison sèche. (1)

Introduite en Europe depuis le début du siècle dernier, elle fut, dans une première partie commercialisée sous le nom de Goménol, du nom de la capitale Gomen. L'huile de Goménol est de l'HE de Niaouli purifiée par un traitement à l'oxyde de plomb. (2) Mélangée à de l'huile d'olive et à de l'huile hydrophile, elle constitue une spécialité : l'huile goménolée ®, huile nasale à visée antiseptique utilisée dans le traitement d'appoint des infections des muqueuses nasales, du rhinopharynx et des sinus. (3)

 

Action : bactériostatiques. Staphyllococcus aureus, Escherichia coli, antimycosique, Candida albicans, antivirale, virus de l'herpès, papillomavirus

L'huile essentielle de Niaouli est employée pour ses propriétés bactériostatiques. (4) Des études récentes montrent que l'huile essentielle possèdent des propriétés bactériostatiques vis à vis de cinq espèces de germes pathogènes. Elle est particulièrement active sur Staphyllococcus aureus et Escherichia coli. Elle exerce une action antimycosique sur le Candida albicans. (1) Par ailleurs, d'autres études ont montré que cette huile essentielle potentialisait l'action propre à certains antibiotiques, notamment à la pénicilline.

Elle exerce, aussi, une activité antivirale, elle est active sur le virus de l'herpès et sur les papillomavirus. (1)

Elle est employée dans le traitement des affections respiratoires bactériennes ou virales, dans les affections gynécologiques (herpès, condylome) et dans les affections virales (zona, varicelle, herpès et hépatites). 

 
Action : cicatrisante et d'anti-inflammatoire, escarres, plaies, antibactérienne, acné, psoriasis 

Action cutané : 

-- L'huile essentielle de Melaleuca quinquenervia a, aussi, une réputation clinique de cicatrisante et d'anti-inflammatoire. Selon certains auteurs, elle accroît l'action des anesthésiques locaux. (4)

-- En dermatologie, l'HE de niaouli est employée dans le traitement des escarres et des plaies, action cicatrisante et antibactérienne ainsi que dans le traitement de l'acné, des piqûres et du psoriasis.


Le développement des traitements de radiothérapie entraînant des radiodermites a fait utiliser l'HE de niaouli dans le traitement de celles-ci. Il apparaît que cette HE diminue l'intensité et la durée des radiodermites et améliore la qualité de vie en cours de traitement. (1)

 

     Alain Tessier

Ethnobotaniste

En savoir plus sur les plantes
 

BIBLIOGRAPHIE

(1) A.M. Giraud-Robert. Utilisation de l'HE de niaouli en prévention des radiodermites du cancer         du sein. In Magazine 37,2°. N° 57.Septembre 2002.

(2) J. Bruneton. Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales. Ed Tec & Doc. 1993.

(3) Edition 1992 du VIDAL.

(4) P. Delaveau. Le Niaouli. Les actualités pharmaceutiques françaises. 1993. N° 309.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article